Les plans d'action Chlordécone

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Depuis 2008, par l’intermédiaire de plusieurs plans, l’État et ses opérateurs ont mobilisé d’importants moyens, qui ont conduit notamment à la sensibilisation et à la protection de la population, au soutien des professionnels impactés mais aussi à l’amélioration des connaissances sur le chlordécone.

Consulter toutes les informations et la synthèse du plan Chlordécone 2014 - 2020 sur le site du minsitère des Solidarités et de la Santé

 

Plan chlordécone 2014-2020

Le bilan des deux premiers plans chlordécone et une évaluation de la situation des territoires de Martinique et de Guadeloupe ont conduit à s’orienter vers l’élaboration d’un troisième plan, annoncé par le Premier ministre lors de son déplacement en Martinique et en Guadeloupe du 26 au 29 juin 2013.

Le plan chlordécone III (2014-2020), qui est le fruit du travail associant un ensemble d’acteurs, a été mis en œuvre à partir de janvier 2015. Dans la continuité des deux premiers plans, ce plan a pour objet de poursuivre les actions engagées pour protéger la population (surveillance et recherche) mais aussi d’accompagner les professionnels fortement impactés par cette pollution, notamment les pêcheurs du fait de la diffusion de cette molécule dans le compartiment marin. Il s’agit également de créer les conditions pour développer la qualité de vie des populations sur le plan économique, sanitaire, social et culturel.

Le troisième plan chlordécone vise à passer d’une logique de gestion de court terme des effets collatéraux de la pollution à une véritable logique de long terme de développement durable des territoires, intégrant la problématique de la chlordécone.

Le plan chlordécone III comprend quatre axes :

  • élaborer une stratégie de développement durable dans l’objectif d’améliorer la qualité de vie des populations et permettre la modification rationnelle des comportements ;
  • favoriser une approche de prévention du risque sanitaire et de protection des populations dans une stratégie de réduction de l’exposition ;
  • soutenir les actions de recherche et les développer selon quatre grands domaines : santé humaine, santé animale, environnement (air, eau, sols, plantes) et sciences humaines, économiques et sociales ;
  • accompagner les professionnels de la pêche et de l’agriculture dont l’activité est impactée par cette pollution.

Plan chlordécone 2011-2013

S’inscrivant dans la continuité du précédent, mais avec des inflexions nouvelles, le plan interministériel chlordécone 2011-2013 s’organisait autour de quatre objectifs définis dans une très large concertation :

  • approfondir l’état des connaissances des milieux, et rechercher et expérimenter des techniques de remédiation de la pollution ;
  • consolider le dispositif de surveillance de l’état de santé des populations, et approfondir la connaissance des effets sur la santé ;
  • poursuivre la réduction de l’exposition des populations, en assurant la qualité de la production alimentaire locale et soutenant les professionnels impactés ;
  • gérer les milieux contaminés et assurer une bonne information de la population.

Une caractéristique importante de ce second plan est qu’il comportait un important volet touchant la pêche et les milieux aquatiques, afin de faire face à la contamination, notamment du milieu marin, mise en évidence dans le cadre du premier plan.

Plan chlordécone 2008-2010

Le plan d'action 2008-2010, sous la coordination du Ministère en charge de la santé, avait pour objectifs d'identifier les actions à renforcer ou à mettre en œuvre, et d’améliorer la coordination de l'ensemble des acteurs et la communication sur les actions menées.

Il comprend quatre volets :

  • renforcer la connaissance des milieux ;
  • diminuer l'exposition et mieux connaître les effets sur la santé ;
  • assurer une alimentation saine et gérer les milieux contaminés ;
  • améliorer la communication et piloter le plan.

Les acteurs qui participent à ces plans successifs sont :

  • les ministères en charge de la santé, des outre-mers, de l’agriculture, de l’environnement, de la consommation, de la recherche, de l’intérieur, du travail,
  • les préfectures de Martinique et de Guadeloupe,
  • les organismes scientifiques et techniques : Agence française pour la biodiversité (AFB), Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Institut Pasteur, l’Université des Antilles et de la Guyane (UGA), Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Institut national de la recherche agronomique (Inra), Institut de recherche pour le développement (IRD), Office de développement de l’économie agricole des départements d’outre-mer (Odeadom), Santé publique France (SpF).